Histoire du microcrédit
Un essor grandissant sur tous les continents
Prenant ses sources au Bangladesh dans les années 1970, le crédit communautaire ou le microcrédit a fait des petits partout sur la planète. Au Québec, le crédit communautaire a pris naissance au début des années 90 et c'est en 1995 qu'il prend son véritable essor. Le microcrédit a su rapidement s'adapter à la réalité québécoise et bas-laurentienne avec la création du Réseau Accès Crédit en 2002 contribuant ainsi à la mise en place des premiers fonds de crédit communautaire.
Cet essor grandissant du crédit communautaire s'explique par plusieurs facteurs inter reliés. La mondialisation des marchés financiers a conduit les institutions financières «traditionnelles» à une rationalisation profonde de leurs opérations, exercice qui s'est traduit par un resserrement du crédit pour les clientèles considérées à risque.
Le crédit communautaire ne fait pas que combler le vide laissé par les institutions financières, il s'inscrit dans la mouvance de l'économie sociale, de la finance solidaire et de l'investissement responsable tout en témoignant de pratiques novatrices et créatrices d'emplois.
Le crédit communautaire, à titre de financement alternatif et de composante de la finance solidaire au Bas-Saint-Laurent, représente un complément indispensable aux mécanismes et structures institutionnelles d'intervention économique et sociale.
Des objectifs ambitieux
Dès ses débuts, le crédit communautaire a joué sur plusieurs fronts en se donnant des objectifs ambitieux et à la mesure de son double rôle, à la fois social et économique:
- Créer des emplois durables et de qualité tout en répondant aux besoins sociaux, économiques et culturels du milieu;
- Permettre aux personnes qui sont sans emploi et qui vivent de la précarité économique d'accéder à du financement pour un projet d'entreprise individuelle, collective;
- Remettre en action les personnes qui sont exclues de la vie économique, sociale, culturelle et politique de la collectivité;
- Combattre la pauvreté en contribuant à la revitalisation de territoires défavorisés.
Une reconnaissance mondiale
Le Prix Nobel de la Paix pour 2006 a été conjointement attribué à Muhammad Yunus et la Banque Grameen du Bangladesh pour leur contribution au développement économique et social par le bas. Une paix durable ne peut pas être obtenue sans qu'une partie importante de la population trouve les moyens de sortir de la pauvreté. Le microcrédit est l'un de ces moyens. Le développement par le bas renforce aussi la démocratie et les droits de l'homme.




